La "correction mondiale" touche aussi les États-Unis

Les marchés suivent une logique qui leur est propre. Une tendance de marché est généralement due à une combinaison de thèmes différents qui se retrouvent à l'avant-plan pendant un certain temps. Ces derniers trimestres, les marchés américains ont surtout été dominés par une croissance supérieure, dopée par les mesures de relance budgétaires et les mesures de déréglementation de l'administration Trump. Mais derrière cette évolution favorable se cachent aussi des facteurs potentiellement négatifs comme les tensions commerciales, la hausse des taux d'intérêt et la politique de la Fed. L'idée générale était que la croissance était suffisamment solide pour supporter une normalisation des taux et une appréciation du dollar. Et les possibles répercussions en provenance des marchés émergents n'étaient plus vraiment pris en compte sur les marchés (américains).

Il n'y a pas toujours une raison claire pour expliquer un retournement de situation sur les marchés. À première vue, ce constat vaut aussi pour la forte correction qu'ont connue les bourses américaines hier, mais aussi plus tôt ce mois-ci. Nous considérons toutefois les récents mouvements comme une "correction principalement américaine". Les autres marchés (Asie et Europe) sont évidemment aussi touchés, mais la tempête qui secoue actuellement les marchés trouve principalement son origine aux États-Unis. Et comme la correction survient en pleine saison des résultats, la cause semble facilement trouvée. Même s'il y a toujours des exceptions, la plupart des entreprises viennent cependant de publier des bénéfices en forte croissance et des résultats supérieurs au consensus. Les prévisions sont certes un peu plus nuancées, mais les entreprises américaines ne s'attendent certainement pas à un effondrement de la croissance, et encore moins à une récession. Nous constatons toutefois que plusieurs sociétés évoquent une hausse de leurs prix d'achat. On ne peut pas encore parler de tendance claire à l'heure actuelle. Nous préférons rester au conditionnel, mais cela pourrait être le signe que la guerre commerciale (via la perturbation de la chaîne d'approvisionnement par exemple) commence à avoir des retombées négatives aux États-Unis. La hausse des taux réels a récemment souvent été citée comme un risque potentiel pour la croissance et les marchés. Nous ne sommes pas vraiment convaincus par cet argument. Une hausse des taux réels constitue avant tout un signe de normalisation (saine). Toutefois si les coûts, aux États-Unis et ailleurs, augmentent et entraînent dans leur sillage les taux de marché et/ou les taux des Fed Funds, nous serions alors moins positifs. Cela serait a fortiori le cas si la hausse des coûts est moins due à une hausse des salaires qu'à des facteurs externes comme une flambée des prix pétroliers ou des inefficiences liées aux tensions commerciales. D'un point de vue économique, il s'agirait alors d'une hausse des taux due à de mauvaises raisons. Jusqu'à présent, nous ne pensons pas que c'est cette interprétation qui va dominer dans les prochaines semaines. Dans le cas qui nous occupe, nous continuons de penser qu'il s'agit d'une (solide) correction comparable à celle que nous avons connue en début d'année. Dans ce contexte, nous serons plus que jamais attentifs aux indicateurs portant sur l'inflation.

Terminons par quelques mots à propos du marché des changes. Le dollar ne joue que modérément son rôle de valeur refuge. Les fortes corrections qui ont récemment secoué certains marchés d'actifs à risque auraient normalement dû davantage bénéficier au billet vert. Serait-ce le signe que le marché estime que la surperformance des États-Unis par rapport au reste du monde est terminée ? Nous restons prudemment positifs vis-à-vis du dollar. Le cours EUR/USD s'approche tout doucement de son plus bas de l'année, près de 1,13. Les potentiels obstacles, économiques et autres, ne manquent pas non plus en Europe. Toutefois, il ne sera probablement pas si facile pour le dollar de continuer à s'apprécier sous la zone de support de 1,13.

Figuur - USD (DXY pondéré des échanges commerciaux) : le dollar ne joue que modérément son rôle de valeur refuge.

Bron: Bloomberg

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