Une correction chinoise aux répercussions limitées

Les marchés

Un yuan qui franchit la barre des 7 CNY pour 1 USD et des marchés qui accusent des pertes de près de 8%: c’est le verdict qui tombe pour la Chine. Ce matin, le pays a rouvert ses portes après une semaine de calme à l’occasion du Nouvel An chinois. Le coronavirus lui a cependant déjà infligé de lourds dégâts. La semaine dernière, les marchés des actions européens et américains ont reculé de 3 à 4%. Au cours de la même période, les pertes d’intérêt se sont élevées à 20 points de base. Néanmoins, les marchés des changes sont restés relativement stables. Le yen, considéré comme une valeur refuge, a grimpé d’à peine un “big figure” par rapport à l’euro comme par rapport au dollar. Ces deux dernières devises n’ont pas non plus évolué de manière spectaculaire: le différentiel EUR/USD a progressivement reculé vers 1,10, avec un niveau de support à court terme de 1,0989/81 qui a joué son rôle avec brio. Pour l’heure, la paire de devises se stabilise dans la moitié supérieure des 1,10/11.

Les mouvements des cours chinois ont remarquablement peu affecté les autres marchés. La chute des taux n’a pas continué et les bourses européennes marquent même une légère progression. Il est probable que la thématique boursière du coronavirus reste d’actualité. Néanmoins, à l’aune des évolutions du jour, nous avons l’impression que le marché a déjà tenu compte en grande partie des mauvaises nouvelles. Le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour enrayer la propagation du virus. Celles-ci doivent d’abord prouver leur efficacité. En outre, au moins pour cette semaine, le calendrier économique assez intéressant pourra servir de dérivatif.

En effet, alors que la semaine dernière était placée sous le signe de chiffres de croissance pour le quatrième trimestre et de taux d’inflation plutôt “historiques” (pour les États-Unis et l’Europe), les regards se tournent à présent vers les indicateurs précurseurs de confiance des entreprises (ISM) aux États-Unis. La signature de l’accord commercial sino-américain à la mi-janvier a-t-elle relancé les carnets de commande et la production des sociétés américaines? Ou le coronavirus a-t-il déjà gâché la sauce en janvier? Tout à l’heure, l’industrie manufacturière nous en donnera un avant-goût. En tout cas, le marché ne place pas la barre très haut: le secteur s’attend ainsi à une lecture inférieure à la barre des 50, neutre pour la croissance, pour le sixième mois consécutif (48,5). Mercredi, ce sera au tour du secteur des services (55,1). Enfin, le rapport sur le marché de l’emploi de vendredi clôturera la semaine. De manière générale, le mois de décembre avait un peu déçu (création de 145 000 emplois, croissance salariale annuelle de 2,9%). En principe, l’estimation conservatrice du marché pour janvier (160 000 emplois, croissance annuelle de 3%) devrait être facilement réalisée. La publication des données pourra contribuer au revirement progressif du sentiment qui se dessine actuellement sur les marchés.

Un autre sujet, qui affecte peut-être moins directement les marchés mais qui n’en est pas moins intéressant, est celui des événements politiques aux États-Unis. C’est aujourd’hui que les premières primaires présidentielles démocrates ont lieu en Iowa. L’Iowa est un indicateur important de la situation des candidats et les résultats dans cet état sont donc suivis de près. En outre, le président Trump présentera demain le dernier discours sur l’état de l’Union (“State of the Union address”) de son (premier) mandat: nous y guetterons avant tout les signes d’un éventuel plan de réduction d’impôts 2.0 ou des indices relatifs à la politique commerciale future (avec l’UE). Enfin, le processus de destitution (impeachment) de Trump touchera probablement à sa fin mercredi, le jour où le vote décisif aura lieu au Sénat. La majorité des deux tiers requise est pour ainsi dire perdue d’avance. Ceci mettra le point final à une saga qui – malheureusement pour le Parti démocrate – n’aura pas entamé les chances de victoire de Trump et des siens à l’approche des élections de novembre.

Taux américain à dix ans: la brutale correction chinoise affecte peu les autres marchés.

Bron: Bloomberg

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