Regain d'optimisme grâce aux percées politiques?

Les marchés

Depuis des mois, la scène internationale nous ressert inlassablement les mêmes intrigues. Un président américain en guerre avec pour ainsi dire tous ses partenaires commerciaux, à commencer par la Chine, un nouveau gouvernement populiste de droite en Italie qui sème l'agitation à Bruxelles et un Royaume-Uni qui ne parvient pas à trouver un accord sur les modalités du Brexit. Ces représentations vont-elles bientôt s'achever? Ou va-t-on une fois de plus remettre le couvert?

Buenos Aires sera ce week-end le théâtre du sommet annuel du G20. Mais cette fois, la réunion proprement dite est entièrement éclipsée par un dîner des plus cruciaux. Après avoir laissé le conflit entre les États-Unis et la Chine dégénérer pendant des mois, le président Trump et le président Xi Jinping vont enfin s'installer autour de la table pour discuter de la relation commerciale entre les deux blocs. Les marchés financiers attendent avec impatience le résultat de cette rencontre. Un accord n'a en tout cas rien d'une évidence. Ces derniers jours, les États-Unis soufflent le chaud et le froid. Hier, le président Trump a lancé un signal plutôt négatif en déclarant qu'il lui semble peu probable que l'augmentation de 10 à 25% des taxes à l'importation sur 200 milliards de dollars de biens chinois, prévue pour début 2019, soit reportée. Il a par ailleurs promis des taxes supplémentaires sur les 267 milliards de dollars restants si la Chine ne se montre pas disposée à se plier à certaines exigences des États-Unis. S'agit-il d'une tactique de négociation délibérée? Le principal conseiller économique de Donald Trump, Larry Kudlow, l'a confirmé et s'est d'ailleurs montré plus optimiste. Selon lui, il y a bel et bien des chances qu'un accord soit trouvé. Attendons donc de voir si Trump et Xi Jinping quitteront samedi le restaurant main dans la main…

Dans l'intervalle, l'Europe et le gouvernement italien planchent sur un compromis. Depuis que l'UE a initié la fameuse "Excessive Deficit Procedure", le gouvernement italien s'est montré de plus en plus disposé à revoir à la baisse le déficit budgétaire avancé pour 2019. Les vice-premiers ministres Salvini et Di Maio ont indiqué que le déficit de 2,4% n'était pas incontournable, mais ont confirmé que les promesses d'une réduction d'impôt ou d'un revenu de base pour les pauvres, par contre, le sont bel et bien. Le report de la mise en œuvre de certaines mesures pourrait permettre de ramener le déficit à 2,2%. Selon des dépêches italiennes, l'UE attend une proposition avoisinant les 2,0%. La distance qui sépare encore les deux parties d'une conciliation s'amenuise donc de plus en plus.
Quoi qu'il en soit, il subsiste trop d'incertitudes au sujet du Brexit pour que l'on puisse parler d'une éclaircie sur la scène politique internationale. À présent que la première ministre May a trouvé un accord avec l'UE et que les chefs de gouvernement de tous les États membres ont approuvé cette proposition, c'est au parlement britannique de se prononcer pour ou contre l'accord. Selon la rumeur, les parlementaires pourraient proposer des modifications qui feront alors l'objet d'un vote distinct au sein du parlement. Theresa May espère pour sa part que ces amendements seront balayés les uns après les autres, créant ainsi une plus large base pour faire ratifier l'accord par le parlement. Un pari rationnel?

Les marchés financiers ont en tout cas grand besoin de quelques bonnes nouvelles. Les actions du monde entier ont subi une correction marquée depuis début octobre. Les thèmes que nous venons d'évoquer ne font qu'ajouter à la crainte d'un ralentissement global de la croissance. Une percée dans les négociations entre les États-Unis et la Chine pourrait se traduire par un regain d'optimisme, du moins temporairement. Mais pour que les investisseurs puissent vraiment se préparer à une fin d'année insouciante, il faudrait aussi que les problèmes du budget italien soient résolus et que Theresa May parvienne à réaliser l'impossible. Doit-on y voir le parfait bouillon de culture d'un rally de fin d'année après une période empreinte d'incertitude?
 

Figure - Euro Stoxx 50: les percées politiques parviendront-elles à ramener l'optimisme sur les marchés des actions?

Source: Bloomberg

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