Europe centrale et orientale

Europe centrale et orientale

Mise à jour économique - novembre 2019

Tandis que la croissance économique dans la zone euro a ralenti en 2019, l'expansion économique en Europe centrale et orientale est demeurée vigoureuse. La croissance du PIB réel est restée supérieure à son potentiel à long terme dans la plupart des pays. Ce dynamisme est d'autant plus remarquable dans un contexte de fléchissement marqué de l'économie allemande. La région y est en effet fortement corrélée par le biais du commerce et des canaux financiers. Les nouveaux chiffres sur le PIB pour le troisième trimestre confirment la dynamique économique vigoureuse, même si l'on a observé un ralentissement du rythme de croissance partout dans la région.
La Hongrie fut à cet égard la seule exception. Le pays a conservé son statut de champion de la croissance, avec une légère accélération de la croissance du PIB, de 4,9% au deuxième trimestre (en glissement annuel) à 5,0% au troisième trimestre. En Pologne, la croissance économique a fléchi, de 4,6% (en glissement annuel) au deuxième trimestre à 3,9% au troisième. Mais il convient de nuancer ce tableau étant donné que la croissance trimestrielle s'est accélérée de 0,8% à 1,3%. En Tchéquie, la croissance n'a ralenti que légèrement, de 2,8% (en glissement annuel) à 2,5%. La croissance économique y est relativement stable depuis la mi-2018. La Slovaquie a par contre déçu, une fois encore. La croissance y a ralenti, de 3,7% (en glissement annuel) au premier trimestre 2019 à 2,2% au deuxième trimestre, et 1,3% au troisième.

Malgré le léger recul du troisième trimestre (3,7% en glissement annuel au troisième trimestre, contre 3,9% au trimestre précédent), la statistique de croissance pour l'économie bulgare a surpris positivement. Une situation qui contraste avec celle de la Roumanie où l'économie fléchit nettement. La croissance économique s'y est repliée de 4,4% (en glissement annuel) au deuxième trimestre, à 3% au troisième. Il s'agit de la plus faible statistique de croissance depuis mi-2014.

La demande intérieure sous la loupe

Les chiffres détaillés sur le PIB n'ont pas encore été publiés. Mais il est très probable que la demande intérieure fut une nouvelle fois le moteur de la croissance. La vigueur des économies dans la région est en effet liée au glissement d'une croissance découlant des exportations vers une croissance reposant sur la demande intérieure. La récession dans l'industrie manufacturière allemande a provoqué ces derniers mois un net ralentissement de la production industrielle. Mais les retombées économiques négatives ont été partiellement compensées par la robustesse de la consommation privée. La tendance de base dans la région demeure donc intacte: consommation des ménages solide, soutenue par une confiance des consommateurs au beau fixe, un marché du travail étroit assorti d'un taux de chômage historiquement bas, et de fortes hausses de salaires.

L'expansion économique vigoureuse est en outre portée par une forte augmentation des investissements, clairement supérieure à celle observée dans la zone euro. Les capitaux des fonds structurels de l'UE jouent un rôle clé à cet égard, en Pologne et en Hongrie surtout. Ces pays parviennent à absorber plus de 2% de leur PIB chaque année. Dernier élément et non des moindres: l'impressionnante croissance en Pologne et en Hongrie est soutenue par un mélange favorable de politique monétaire et budgétaire souple.

Davantage de croissance encore dans le pipeline

Les perspectives de croissance pour la région demeurent positives. Ceci dit, elles sont clairement subordonnées à la dynamique dans la zone euro, en particulier en Allemagne. Malgré le dynamisme observé récemment, il serait naïf de penser que la région peut rester immunisée contre un fléchissement de la croissance de longue durée au niveau de son principal partenaire commercial. L'intégration des économies de la région dans les chaînes de production allemandes est effectivement importante, en particulier dans l'industrie automobile. Plus l'Allemagne reste l'homme malade de l'Europe, et plus le défi sera de taille, pour les économies d'Europe centrale et orientale, pour maintenir leur dynamique de croissance.

Notre scénario de base est toutefois que l'activité économique en Allemagne se remettra progressivement de l'atonie de 2019. Sans choc externe majeur supplémentaire, comme un Brexit dur, la croissance économique dans la région restera saine et ne ralentira que légèrement en 2020. Les restrictions de capacités sur le marché du travail freineront de plus en plus l'activité économique. Mais d'un autre côté, les économies d'Europe centrale et orientale resteront stimulées par la demande intérieure, en particulier de la part du consommateur. Il existe de surcroît suffisamment de marge de manœuvre budgétaire, hormis en Roumanie. Le pays est actuellement proche d'une 'Procédure pour déficit budgétaire excessif'. En 2020, la marge budgétaire servira en partie aux augmentations des dépenses structurelles pour les pensions et les salaires dans la fonction publique. Le reste pourrait servir à compenser un fléchissement de l'économie – qui n'est du reste pas attendu. La région est donc somme toute bien placée pour continuer à dépasser la croissance économique dans la zone euro durant le reste de 2019 et en 2020. La région continue donc de converger rapidement vers le niveau des revenus occidentaux.

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