Belgique - Mise à jour économique juin 2019

La prévision de croissance du PIB réel au premier trimestre 2019 a été légèrement révisée à la hausse de 0,2% à 0,3%. L'année a donc commencé un peu mieux que prévu. Toutefois, le chiffre corrigé dénote toujours un léger fléchissement par rapport à la croissance de 0,4% au dernier trimestre 2018. Dans la zone euro, la croissance s'est à nouveau infléchie en hausse au premier trimestre 2019. En Belgique, la croissance a été tirée à la fois par la demande intérieure effective (c'est-à-dire sans les stocks) et par les exportations nettes. Ces deux composantes y ont contribué à hauteur de 0,2 et 0,4 point de pourcentage respectivement. La consommation privée, les investissements en immobilier résidentiel et les investissements des entreprises ont augmenté. Les exportations ont suivi le mouvement, tandis que les importations se sont légèrement tassées.

La constitution de stocks a fortement perturbé la croissance du PIB au premier trimestre, avec une contribution négative de 0,3 point de pourcentage (figure BE1). Dans le passé aussi, les mouvements erratiques des stocks ont souvent eu un impact significatif sur la croissance trimestrielle du PIB, même si la constitution de stocks ne représente qu'une faible part du PIB. Cela s'explique en partie par le fait que ce qu'on appelle constitution de stocks est en réalité une variable d'ajustement. Celle-ci contient aussi des écarts statistiques qui ne peuvent être expliqués économiquement. C'est la raison pour laquelle dans nos prévisions, nous attribuons toujours un coefficient zéro à la contribution de la constitution de stocks à la croissance.

Figure BE1 - Composition de la croissance économique en Belgique (contribution à la variation trimestrielle du PIB réel, en points de pourcentage)

Source: KBC Economics sur la base des stat. de la BNB

L'emploi en Belgique a augmenté de 0,4% au premier trimestre par rapport au trimestre précédent, ce qui dénote une création d'emplois encore dynamique. Au cours des trimestres écoulés, l'évolution en glissement annuel de l'emploi en Belgique s'est même accélérée, contrairement aux évolutions récentes observées dans la zone euro et dans les pays voisins en particulier (figure BE2). En revanche, le taux de chômage (harmonisé) en Belgique s'est stabilisé autour de 5,7 % depuis l'été 2018, alors qu'il a continué de se résorber dans la zone euro. La création récente d'emplois en Belgique s'explique sans doute principalement par le pourvoi des postes vacants existants, la dynamique des nouveaux postes vacants s'étant nettement affaiblie depuis les derniers mois de 2018. Ce dernier facteur laisse présager un effritement de la création d'emplois au cours des prochains trimestres.

Figure BE2 - Emploi en Belgique (variation annuelle en %)

Source: KBC Economics, sur la base des chiffres d'Eurostat

Scénario inchangé

Nous ne décelons actuellement aucun signe tangible d'une forte relance ou d'un effondrement de l'activité à relativement court terme. Sans doute la croissance trimestrielle du PIB restera-t-elle faible, autour de 0,3 %, au cours des prochains trimestres. Les indicateurs d'humeur semblent aussi pointer dans ce sens. La confiance des entreprises se détériore mais reste tout de même supérieure à sa moyenne à long terme. L'indicateur de la BNB a continué de fléchir légèrement en mai, après une contraction plus marquée un mois plus tôt. La détérioration a touché tous les secteurs. Seul le secteur de la construction a su éponger la perte du mois précédent, principalement grâce à une hausse des commandes. Cela semble indiquer que ce secteur reste performant, surtout comparé au secteur manufacturier.

En mai la confiance des consommateurs a retrouvé un peu de tonus et se situe maintenant autour de la moyenne à long terme. Après un recul marqué en décembre de l'année dernière, l'indicateur est resté relativement stable depuis le début de l'année. Cependant, depuis la fin de l'année dernière, la crainte des consommateurs d'une hausse du chômage a déclenché une tendance négative, qui s'est toutefois nettement dissipée en mai. Les fondamentaux de la croissance de la consommation privée restent toutefois assez favorables. L'augmentation du pouvoir d'achat des ménages soutiendra la croissance de la consommation cette année et l'année prochaine. Elle devrait compenser la normalisation progressive du cycle des investissements des entreprises et la contribution négative des exportations nettes à la croissance.

Perspectives

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