Mise à jour économique Belgique janvier 2019

Révision à la baisse de la croissance du PIB

En Belgique également, les chiffres de l'industrie manufacturière ont déçu vers la fin de 2018, parallèlement aux piètres résultats de l'industrie allemande. L'affaiblissement de l'activité industrielle en Belgique n'est pas nouveau et remonte en réalité à la mi-2017 (voir figure BE1). La tendance baissière a même été un peu plus forte en Belgique qu'en Allemagne.

Figure BE1 - Production industrielle (hors construction, volume, variation annuelle en pourcentage, glissement sur 3 mois)

Source: KBC Economics d'après NBB.Stat; Statistiches Bundesamt Deutschland

D'autres indicateurs ont également été plutôt faibles ces dernières semaines. L'effondrement le plus frappant est celui de la confiance des consommateurs, qui a atteint son plus bas niveau des deux dernières années. Ce recul s'explique principalement par le fait que les consommateurs s'attendent à ce que la situation économique générale se détériore fortement au cours de l'année à venir et dans une moindre mesure, la crainte d'une hausse du chômage s'est également renforcée.

L'ajustement à la baisse de nos prévisions de croissance pour la zone euro nous a également conduits à revoir à la baisse nos prévisions de croissance de l'économie belge en 2019. Plus précisément, nous l'estimons à 0,2 point de pourcentage en deçà de l'estimation de décembre, ce qui signifie que nous prévoyons maintenant une croissance du PIB réel en Belgique de 1,2% en 2019 et de 1,1% en 2020.

Ces chiffres sont inférieurs aux prévisions de croissance publiées par la Banque nationale de Belgique (BNB) à la mi-décembre (respectivement 1,4% et 1,2%). Si le scénario de KBC se concrétise, cela signifierait que la croissance du PIB serait inférieure au taux de croissance potentiel de l'économie belge cette année et l'an prochain. Cette croissance potentielle est estimée par la Commission européenne à 1,3%.

La croissance continue d'être soutenue par le secteur intérieur

La tendance à la baisse de la croissance du PIB belge sur l'horizon de projection est principalement due à la détérioration du contexte conjoncturel international, celle-ci entraînant un essoufflement de la croissance des exportations. Dans notre scénario, les exportations nettes raboteront de respectivement 0,2 et 0,4 point de pourcentage la croissance du PIB en 2019 et 2020.

La demande intérieure, en revanche, continuera de soutenir la croissance belge. Dans les trimestres à venir, la dynamique de la consommation des ménages ne devrait pas être aussi mauvaise que les derniers chiffres de confiance des consommateurs le suggèrent, au contraire. Dans une Opinion économique de KBC de septembre 2017, nous avons montré que la corrélation entre la croissance de la consommation et l'évolution de la confiance des consommateurs au cours de la dernière décennie était étonnamment faible. La prudence est donc de mise lorsqu'on tire des conclusions sur la conjoncture à partir de l'indicateur de confiance.

L'analyse des déterminants 'durs' de la consommation, à savoir l'évolution du pouvoir d'achat des ménages belges, importe davantage. Le revenu réel disponible des ménages augmentera même assez sensiblement en 2019, d'environ 2,2%, grâce à plusieurs facteurs.

Premièrement, la croissance de l'emploi devrait se poursuivre en 2019, bien qu'à un rythme légèrement inférieur. Deuxièmement, la croissance des salaires s'accélère, en partie en raison de l'exiguïté persistante sur le marché du travail. Troisièmement, le tax shift stimulera également la croissance des revenus en 2019 (la BNB estime sa contribution à 0,5%). Enfin, la croissance du revenu réel s'appuie également sur un recul de l'inflation consécutif à la baisse des prix de l'énergie. Nous prévoyons que l'inflation belge atteindra 1,8% en 2019, contre environ 2,4% en 2018.

Taux de chômage révisés

Eurostat a de nouveau révisé les chiffres du taux de chômage harmonisé en Belgique, mesurant le nombre de demandeurs d'emploi sur la base d'une enquête. Selon les chiffres publiés précédemment, le taux de chômage était de 6,3% en septembre 2018. Dans les séries révisées, le chiffre pour ce mois n'était que de 5,5% et le chiffre le plus récent, celui de novembre, était de 5,6%. Eurostat ne donne pas d'explication spécifique à cette révision à la baisse, mais il est probable qu'elle soit due aux nouvelles données d'enquête désormais disponibles pour la population active belge, celle-ci figurant dans le dénominateur du taux de chômage.
La baisse du chômage belge est encore plus impressionnante avec les nouvelles données (voir figure BE2). Fin 2018, le taux de chômage était inférieur de pas moins de 3,2 points de pourcentage à son sommet de décembre 2015, atteignant ainsi son plus bas niveau depuis 1976.

Figure BE2 - Taux de chômage belge (harmonisés et corrigés des variations saisonnières, en pourcentage)

Source: KBC Economics d'après Eurostat

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