Belgique

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Mise à jour économique - janvier 2020

L'économie belge sera encore vulnérable en début d'année

Les indicateurs de confiance de décembre 2019 ont brossé un tableau mitigé de l'économie belge. Le baromètre de la BNB a augmenté pour le quatrième mois consécutif. La confiance des entreprises a continué de s'améliorer dans l'industrie manufacturière, mais l'évaluation des commandes à l'exportation est restée très faible, ce qui suggère que la croissance des exportations demeurera probablement atone en 2020. La confiance des entreprises a également augmenté en décembre dans l'industrie de la construction, mais elle s'est affaiblie dans les services aux entreprises et le commerce.

Après avoir progressé pendant deux mois, la confiance des consommateurs a de nouveau fléchi en décembre. En 2019, le faible niveau moyen de la confiance des consommateurs et la forte hausse des revenus des ménages ont entraîné une hausse marquée du taux d'épargne (cf. figure BE1). La croissance du revenu disponible réel, que nous estimons à 2,6%, a été stimulée par la baisse des charges sur le travail, de solides créations d'emplois et la décélération de l'inflation. La consommation privée réelle a connu une croissance nettement inférieure, évaluée à 1,2%. Globalement, les ménages n'adaptent que progressivement et partiellement leurs dépenses à la hausse de leurs revenus. Selon les estimations, leur taux d'épargne 2019 aurait en moyenne progressé à 13,3% du revenu disponible, contre 11,9% en 2018.

Le taux d'épargne des ménages belges devrait à nouveau diminuer dans les années à venir. La progression de la consommation privée pourrait ainsi rester un moteur important de la croissance du PIB en 2020 et 2021, malgré une augmentation plus lente du revenu réel. Dans notre scénario, nous prévoyons toutefois que la baisse du taux d'épargne sera plutôt modeste, ce qui limitera la dynamique trimestrielle de la croissance de la consommation, surtout en 2020. L'absence de progrès dans la formation d'un nouveau gouvernement fédéral empêche la prise de décisions politiques importantes et engendre l'incertitude, surtout en ce qui concerne l'assainissement des finances publiques. L'impasse politique au niveau fédéral et l'incertitude politique qui en découle pourraient donc affecter la confiance, empêchant une baisse plus marquée du taux d'épargne (voir figure BE2 et un Rapport d'analyse de KBC qui sera publié prochainement).

En outre, la contribution des exportations nettes à la croissance du PIB réel devrait devenir encore plus négative en 2020 qu'en 2019, en raison de la faiblesse persistante du contexte extérieur. C'est pourquoi nous restons prudents et maintenons l'estimation de croissance de 0,9% pour la Belgique en 2020. Cette prévision est inférieure à celle des autres institutions: les dernières prévisions du consensus et de la BNB s'élèvent à respectivement 1,1% et 1,2%. Pour la croissance du PIB belge en 2021, nous sommes à nouveau légèrement plus optimistes (1,2%), en ligne avec la croissance estimée plus élevée dans la zone euro (1,3%, contre 1,0% en 2020).

 

 

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