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Mise à jour économique - mars 2020

Avec la forte augmentation du nombre d'infections, la crise du coronavirus en Belgique a pris un nouveau tournant ces dernières semaines. L'économie belge est impactée par différentes causes. Tout d'abord, le large éventail de mesures strictes prises par le gouvernement pour contenir la crise a un impact immédiat sur la demande intérieure. Dans certains secteurs, en particulier l'hôtellerie et la restauration, le tourisme et le sport, et l'industrie aéronautique, l'activité économique s'arrête complètement. Au total, ces secteurs représentent environ 3 % de l'économie belge. Il y a également un impact indirect sur la plupart des ventes au détail, car la confiance des consommateurs est touchée et la plupart des gens arrêtent de faire leurs achats. Ceci est devenu pratiquement impossible avec les mesures de semi-lock down annoncées par le gouvernement Wilmès nouvellement installé en coopération avec les autorités régionales. Cependant, les achats de nourriture et d'autres produits de première nécessité se poursuivent et sont même stimulés par les gens qui s’approvisionnent en grande quantité.

Deuxièmement, de plus en plus d'entreprises sont confrontées à des contraintes de capacité en raison du manque d'approvisionnement en intrants nécessaires, tant au niveau national qu'à l'étranger, ou en raison de problèmes logistiques. De plus, la disponibilité du personnel peut devenir un problème à mesure que le nombre de personnes infectées par le virus augmente. Il est probable que la production industrielle sera également touchée.

Troisièmement, la Belgique a une économie très ouverte et orientée vers l'exportation, le commerce étant encore largement concentré sur les autres pays européens. L'apparition généralisée du coronavirus dans toute l'Europe aura donc un impact majeur sur le commerce extérieur de la Belgique. L'économie belge est fortement intégrée dans les chaînes d'approvisionnement mondiales et européennes perturbées par l'apparition du virus. En outre, la pandémie pèse aussi lourdement sur la demande des consommateurs ailleurs en Europe, ce qui va freiner les exportations belges. Cet impact vient s'ajouter à la croissance des exportations, déjà ralentie ces derniers mois (figure BE1). En janvier, les exportations belges ont diminué de 1,2 % par rapport au même mois de l'année précédente. Nous nous attendons à ce que les exportations soient plus touchées dans les mois à venir. Toutefois, l'impact sur les exportations nettes dépend également de l'évolution des importations. Nous nous attendons à ce que les exportations belges soient relativement plus touchées que les importations belges. Les exportations nettes continueront donc de contribuer négativement à la croissance du PIB belge.

 

Le coronavirus entraîne la Belgique dans la récession

En guise de première réaction, le gouvernement belge a déjà pris une série de mesures pour soutenir les entreprises au cours des premières semaines du mois de mars, notamment en autorisant le chômage temporaire pour cause de force majeure et en reportant le paiement des impôts. À la mi-mars, le gouvernement belge s'est transformé en un gouvernement minoritaire bénéficiant d'un important soutien parlementaire. Le gouvernement reçoit des pouvoirs temporaires pour guider le pays à travers la crise, ce qui signifie qu'il ne doit pas passer par le Parlement pour chaque mesure. Un budget d'urgence supplémentaire d'un milliard d'euros a également été prévu pour faire face aux conséquences de la crise. Ces fonds supplémentaires devraient aider le secteur de la santé ainsi que les entreprises et les travailleurs touchés par l'impact économique de la crise. Toutefois, il est déjà clair que davantage de soutien financier et autre sera nécessaire pour atténuer l'impact de la crise du coronavirus sur l'économie belge. Le secteur bancaire belge et le gouvernement collaborent déjà étroitement pour offrir des solutions aux entreprises belges qui pourraient rencontrer des difficultés financières dans un avenir proche.

Comme le coronavirus commence à avoir des effets de plus en plus visibles sur l'économie réelle, il devient évident que l'impact sur la croissance du PIB belge sera beaucoup plus important que prévu initialement, même en tenant compte du soutien budgétaire. Nous prévoyons maintenant une croissance négative pour l'économie belge de -0,4 % en 2020. Toutefois, nous partons également du principe qu'une fois la crise du coronavirus terminée, la reprise économique pourra décoller rapidement, c'est-à-dire déjà vers la fin de 2020 et au-delà, en 2021. Outre la croissance du PIB, nous avons également modifié nos perspectives concernant l'inflation belge en 2020. En raison de la forte baisse des prix du pétrole, qui a suivi le conflit sur les marchés pétroliers entre l'Arabie saoudite et la Russie, nous prévoyons maintenant un taux d'inflation de 0,9 % en 2020, contre 1,3 % dans nos prévisions précédentes. Si nos perspectives ajustées pour l'économie belge reconnaissent les graves conséquences de la crise du coronavirus, les risques qui pèsent sur le scénario sont clairement à la baisse.

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