Belgique

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Mise à jour économique - octobre 2019

Les indicateurs les plus récents, et en particulier les indicateurs de l'industrie manufacturière, annoncent encore un contexte de croissance atone pour l'économie belge. Bien que l'indicateur synthétique de la confiance des producteurs de la BNB ait légèrement augmenté en septembre, après ses baisses successives depuis avril, le climat a continué de se détériorer dans l'industrie. La dégradation de l'évaluation des commandes à l'exportation est particulièrement préoccupante. Les chiffres relatifs aux importations et aux exportations réelles ont en outre fortement chuté. Cette situation montre que les développements internationaux, en particulier la guerre commerciale, le Brexit et le ralentissement de la croissance allemande, font clairement sentir leurs effets (figure BE1). En conséquence, la croissance trimestrielle du PIB belge aux troisième et quatrième trimestres ne devrait pas dépasser 0,10%.

Figure BE1 - Les exportations et les importations belges plongent

La confiance des consommateurs a également continué de fléchir en septembre. Cet affaiblissement est principalement imputable à une détérioration attendue de la situation sur le marché du travail. Jusqu'il y a peu, le marché du travail belge était resté étonnamment dynamique. Au premier semestre, la croissance de l'emploi intérieur était encore nettement supérieure à la croissance trimestrielle du PIB. Certains éléments indiquent cependant que la demande globale de main-d'œuvre s'est progressivement tassée au cours des derniers mois. Ainsi, le volume du travail intérimaire s'est contracté et le taux de chômage a atteint un plancher. Selon nous, la croissance de la consommation n'est pas sur le point de s'effondrer. La croissance réelle des revenus des ménages restera en effet suffisamment forte en 2020 pour continuer à soutenir la dynamique de la consommation.

L'inflation en Belgique a considérablement décéléré ces derniers mois par suite d'un recul significatif de l'inflation de l'énergie. En septembre, l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) s'est établi à 0,6%, après avoir culminé à 3,2% en octobre dernier. L'inflation IPC nationale a été légèrement plus élevée puisqu'elle est ressortie à 0,8% (figure BE2). Le recul de l'inflation a été un peu plus marqué que prévu. Conformément à notre scénario d'une inflation plus modérée pour la zone euro (voir ci-dessus), nous avons abaissé notre prévision d'inflation pour la Belgique à 1,4% pour cette année et l'an prochain. Ces chiffres sont inférieurs aux prévisions consensuelles, qui estiment l'inflation à 1,6% en 2019 et 2020.

Figure BE2 - L'inflation belge ralentit fortement (variation annuelle des prix à la consommation, en %)

La Flandre supprime le bonus logement

Le nouveau gouvernement flamand a décidé de supprimer le bonus logement (soit le système de déduction fiscale de l'emprunt hypothécaire) dès le début de 2020. À titre de compensation (partielle), les droits d'enregistrement seront réduits de 7% à 6%. Le bonus logement a été introduit en 2005 et a manqué son objectif puisqu'il aurait fait flamber les prix de l'immobilier en Belgique. La question essentielle est de savoir si les prix vont baisser avec sa disparition. Nous pensons que cela ne sera pas le cas, mais il est probable que la hausse sera plus lente à partir de l'année prochaine.

La suppression du bonus exercera il est vrai une pression à la baisse sur les prix, mais la faiblesse persistante des taux sera l'élément déterminant alimentant la dynamique des prix positive. De plus, malgré le ralentissement de la croissance du PIB, le revenu disponible réel des ménages continuera d'augmenter, ce qui soutiendra également les prix des logements. Il convient en outre de noter qu'en 2017, le bonus logement a été supprimé à Bruxelles en échange d'une réduction des droits d'enregistrement, sans que les prix n'aient baissé depuis lors. Les prix des logements en Belgique pourraient augmenter cette année de près de 3%, soit un peu plus que ce que nous avions prévu jusqu'à présent. La dynamique des prix est en effet restée assez vigoureuse au premier semestre et, d'ici la fin de l'année, les candidats acquéreurs qui souhaitent encore profiter du bonus logement vont se précipiter sur le marché. À partir de 2020, l'augmentation annuelle des prix des logements devrait selon nous retomber à environ 2%.

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